Tuiles

Les terres cuites architecturales figurent parmi les éléments les plus nombreux découverts sur les sites antiques. Pourtant, elles sont rarement étudiées et leurs provenances ainsi que leurs lieux de production sont souvent méconnus. Les analyses portant sur les ateliers se présentent généralement sous la forme de publication monographique à l’échelle du site. L’étude de ces officines entre la Seine et le Rhin permet d’élaborer de nouvelles hypothèses quant à la contextualisation et la hiérarchisation de ces sites à l’échelle des provinces.
Grâce à la mise en place de prospections pédestres thématiques (DAPCAD), la région de la basse vallée de la Scarpe nous a livré un grand nombre d’ateliers céramiques dédiés à la production de tuiles. De ponctuelles interventions géophysiques (EOST - Strasbourg) et la mise en place d’un corpus qualitatif (critères liés à la quantité et à la qualité des données), ont permis de mieux appréhender l’organisation interne de ces sites.
Des analyses en laboratoire ont été commencées sur les terres cuites architecturales. A l’image de ce qui se fait pour la céramique, ces études permettent de définir, au sein d’un site, les ressemblances et les différences des pâtes des échantillons examinés. Ces observations qui sont encore en développement autoriseront certainement la définition de groupes de pâtes, comme celui d’Orchies, et l’élaboration de cartes de répartition pour mieux comprendre l’exploitation des matières premières et les aspects économiques de ce marché.